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 Histoire de la CIA et de ses missions entre 1941 et 2001

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Alan Shore

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MessageSujet: Histoire de la CIA et de ses missions entre 1941 et 2001   Ven 4 Juil - 0:59

Histoire de la CIA et de ses missions entre 1941 et 2001

- 1941 : Pearl Harbor
- 1953 : Iran
- 1954 : Guatemala
- 1960 : Congo Belge
- 1961 : Cuba, Baie des Cochons
- Cuba, tentatives d'assassinat de Fidel Castro
- 1963 : Dallas, Assassinat de JFK
- 1961-1972 : Vietnam
- 1972 : Watergate
- 1973 : Chili
- 1979 : Iran
- 1979 : Afghanistan
- 1989 : Fin de l'URSS
- 1990 : Koweït
- 1993 : New York
- Al Quaïda
- 2001 : New York

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MessageSujet: Pearl Harbor 1941   Ven 4 Juil - 1:09

Pearl Harbor 1941

ARTE a écrit:
Le 7 décembre 1941, le Japon attaque par surprise les États-Unis. Ses avions détruisent une grande partie de la flotte américaine ancrée à Pearl Harbor. Les services secrets américains ont été incapables de prévoir ce désastre. Pire, le FBI n'a pas pris au sérieux les avertissements d’un agent double soviétique leur annonçant l'opération. Peu de temps après son entrée à la Maison-Blanche, le Président Harry Truman tire les leçons de l'attaque japonaise contre Pearl Harbor et décide de créer la CIA en 1947. C'est un camouflet pour le FBI et son puissant directeur, J. Edgar Hoover, qui se voient interdire toute autorité en matière de renseignements stratégiques.

Langley, Virginie, à une vingtaine de kilomètres de Washington. C'est ici que se trouve le quartier général de la CIA. Chargée du contre-espionnage extérieur il lui est interdit d'opérer sur le territoire des États-Unis, qui reste le domaine réservé du FBI. Truman avait placé la CIA sous l'autorité directe du Président des Etats-Unis, mais l'agence allait très vite lui échapper et devenir le seul service chargé de mener des activités spéciales clandestines et des « opérations subversives à l'étranger ». Les statuts de la CIA, à sa création, étaient pourtant clairs : Juste recueillir, trier, coordonner, évaluer des informations. Intervenir là où la diplomatie s'avère insuffisante et l'action militaire contre-indiquée.

En 1953, en pleine guerre froide, Allen Dulles est nommé directeur de la CIA. Dès son arrivée, les opérations spéciales et secrètes vont se multiplier sans discontinuer.



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MessageSujet: Iran 1953 - Opération Ajax   Ven 4 Juil - 1:24

[b]Iran 1953 - Opération Ajax[b]

ARTE a écrit:
Allen Dulles va organiser en mai 1953 l'Opération Ajax, le premier d'une longue série de coups d'état entièrement gérés par la CIA.

En 1951, après que le gouvernement iranien a décidé la nationalisation du pétrole et renouvelé sa confiance au Premier ministre, Mossadegh, les Britanniques mettent en place un blocus et organisent le boycott des compagnies pétrolières iraniennes, plongeant le pays dans le chaos. Mais les compagnies pétrolières anglo-saxonnes, qui quittent le pays, jugent cette mesure insuffisante et poussent le premier ministre anglais Harold Macmillan à demander au Président Dwight David Eisenhower de les aider à se débarrasser de Mossadegh. En conséquence, une partie de l'armée et les grands propriétaires fonciers participent en 1953 à un coup d'État orchestré par la CIA. Soutenu pendant les vingt-cinq ans qui suivirent par les Américains, le Chah d'Iran dut cependant s'enfuir en 1978 devant le raz-de-marée de la révolution islamique. Deux ans plus tard, la guerre Iran-Irak (1980-1988) fut une aubaine pour les industries d'armement à travers le monde et en particulier aux États-Unis.

Un des arguments avancé pour convaincre Eisenhower du bien-fondé de l’opération visait à discréditer Mossadegh et de le faire apparaître comme un homme politique sous influence communiste. Le risque était que l’Union Soviétique « envahisse » l’Iran comme les communistes avaient « envahi » la Chine.



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MessageSujet: Guatemala 1954, Opération PBSUCCESS   Ven 4 Juil - 4:14

Guatemala 1954, Opération PBSUCCESS

ARTE a écrit:
En juin 1954, le nouveau président du Guatemala élu démocratiquement, Jacobo Arbenz Guzman, décide une réforme agraire : il distribue aux paysans les plus pauvres du pays quelques hectares de terres appartenant à la multinationale américaine United Fruits et décide d’instaurer une taxe sur les exportations. Le Guatemala est le premier producteur de bananes et de fruits tropicaux des Caraïbes, son unique ressource, mais toutes ses terres, toute son économie, sont aux mains de United Fruit.

Un véritable coups d'état est mis sur pied lors d’une réunion entre le Président Dwight David Eisenhower, Allen Dulles et son frère John Foster, qui dirige le Département d'Etat. Les frères Dulles, qui possédaient le plus important cabinet juridique de Wall Street, occupent au gouvernement Eisenhower les deux postes les plus importants, les Affaires Etrangères et la CIA. Par ailleurs, Allen Dulles, numéro un de la CIA, siégeait également au conseil d'administration de United Fruit.

La CIA renverse Arbenz Guzman qui quitte le pouvoir, et installe à sa place une junte militaire dirigée par le Général Carlos Castillo Armas, qui restera en place pendant 40 ans.





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MessageSujet: Congo Belge 1960   Sam 5 Juil - 4:06

Congo Belge 1960

ARTE a écrit:
En 1960, le Congo Belge accède à l'indépendance. Le Premier ministre est le leader de gauche, Patrice Lumumba. Or les Etats-Unis convoitent les immenses ressources minières du pays. Lumumba ne restera au pouvoir que deux mois.

Allen Dulles avait ordonné l’assassinat de Lumumba. En 1975, une commission d'enquête parlementaire conclura que le président Eisenhower avait donné son accord. Le général Mobutu, qui s'était emparé du pouvoir, fit exécuter Lumumba d'une balle dans la tête, avant de faire dissoudre son corps dans un bain d'acide. Frank Carlucci, futur sous-directeur de la CIA, était en poste au Congo lors du coup d’Etat.



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MessageSujet: Cuba, Baie des Cochons 1961   Sam 5 Juil - 5:06

Cuba, Baie des Cochons 1961

ARTE a écrit:
A Cuba, Fidel Castro, qui vient de chasser le dictateur Batista, nationalise les plantations de sucre détenues par des Américains. Dès le lendemain commence l'escalade : fin des prêts à Cuba, rupture des relations diplomatiques entre les deux pays, et accord commercial soviéto-cubain. Castro défie Washington et s'affiche avec le chef du Kremlin, Khrouchtchev.

C'est Eisenhower qui avait remis à John Kennedy, le jour même de la passation de pouvoirs, le dossier « Baie des Cochons » : Un complot organisé par Richard Nixon qui était alors persuadé d'être élu contre Kennedy en 1960, et Allen Dulles. Kennedy avait donc hérité du projet mis au point par la CIA, le renversement de Castro, grâce à un débarquement dans la Baie des Cochons.

La C.I.A. engage des mercenaires, 1.500 exilés cubains peu expérimentés, qui sont littéralement envoyés au suicide. Le gouvernement de Castro étant très populaire, le soulèvement n'a pas lieu et les attaquants sont rejetés à la mer. La C.I.A. espérait que Kennedy, devant le désastre, se sentirait obligé de dépêcher l'armée américaine en renfort. Mais Kennedy refusa et l'opération échoua. La C.I.A. lui attribua la totalité de l'échec de la Baie des Cochons.

L'embargo américain qui frappe Cuba depuis le début des années 1960 dure encore.

Hernando Calvo Ospina a écrit:
http://www.monde-diplomatique.fr/2011/04/CALVO_OSPINA/20388

Mettre un terme à la révolution cubaine, qui vient de triompher le 1er janvier 1959 : l’objectif est très vite devenu prioritaire pour Washington. Dans son ouvrage de référence, Haynes Johnson rapporte : « Le 17 mars 1960, le président Eisenhower accorda à la Central Intelligence Agency (CIA) l’autorisation d’organiser, d’entraîner et d’équiper des réfugiés cubains pour constituer une force de guérilla anticastriste (1). » Pour cela, explique Tim Weiner, lauréat du prix Pulitzer, la CIA recrute ceux-là mêmes qui ont « renversé le gouvernement [de Jacobo Arbenz] au Guatemala (2) », en 1954.

Le 3 janvier 1961, Dwight David Eisenhower rompt les relations avec La Havane. Le 20, John Fitzgerald Kennedy le remplace à la Maison Blanche. L’un des premiers ordres qu’il donne est d’accélérer les préparatifs de l’invasion — tout en répétant publiquement qu’aucune agression ne sera lancée contre l’île des Caraïbes. Mais le projet n’est plus un secret. « L’invasion devait avoir lieu et, à Cuba, tout le monde le savait. De Fidel Castro jusqu’au plus humble guajiro [paysan] dans les champs », observe Johnson. Qui poursuit : Moscou et Pékin demandent instamment à Washington de ne pas passer à l’acte, tandis qu’« à Londres comme à Paris, à Bonn comme à Rome, une tension extraordinaire apparaît et ne cesse de monter. Le monde entier s’interroge, les yeux tournés vers Cuba ».

Le 15 avril, la CIA envoie huit avions B-26 — sur lesquels avaient été peints les insignes de l’aviation cubaine — bombarder les sites où sont parqués les appareils des Forces aériennes révolutionnaires. La moitié des trente-six avions sont détruits. Un ouvrage cosigné par M. Fidel Castro — l’un des rares à privilégier la version cubaine des faits — rapporte les instructions du commandant en chef à la population dès le lendemain : « Chaque Cubain doit occuper le poste qui lui revient dans les unités militaires et les centres de travail, sans interrompre ni la production ni la campagne d’alphabétisation (3). » Le même jour, lors de l’enterrement des victimes des bombardements, le dirigeant déclare : « Voilà ce qu’ils ne peuvent nous pardonner (…), que nous ayons fait une révolution socialiste sous le nez des Etats-Unis ! » C’est la première fois qu’il associe, officiellement, la révolution cubaine au projet socialiste.

Entraînés au Guatemala et partis du Nicaragua, les membres de la brigade 2506, constituée de 1 511 hommes, commencent à débarquer à Playa Girón, le 16 avril à 23 h 45. En moins de soixante-dix heures, la brigade doit s’avouer vaincue : 1 197 brigadistes ont été faits prisonniers et 114 sont morts. Aucune tentative de soulèvement intérieur n’est observée. Weiner précise : « La CIA ne tint pas compte d’un sondage d’opinion réalisé à sa demande, et qui révélait que l’immense majorité des gens soutenait Castro. » Le chercheur Howard Jones affirme que la CIA savait que, « sans une insurrection de masse, la force d’invasion aurait besoin d’au moins cinq mille hommes pour occuper un secteur du pays (4) ».

Le 24 avril 1961, le président Kennedy reconnaît l’entière responsabilité des Etats-Unis dans l’invasion ratée. Victorieux, M. Fidel Castro déclare : « L’impérialisme yankee vient de subir en Amérique latine sa première grande défaite ! ». William Colby, directeur de la CIA de 1973 à 1976, rapporte que, suite à « l’humiliation » infligée, Kennedy « s’avoua tenté, dans sa colère, “de répandre les cendres de la CIA aux quatre vents” (5) ». Avec la livraison par Washington à Cuba de 53 millions de dollars en aliments et médicaments, le 22 décembre 1962, les prisonniers recouvrent la liberté. Le 29, au cours d’une cérémonie à Miami, ils remettent à Kennedy le drapeau de la brigade. « Je vous assure, déclare solennellement le président, que ce drapeau vous sera rendu dans une Havane libre. »

Quinze ans plus tard, l’association des anciens brigadistes demandait au musée Kennedy qu’il leur soit rendu, pour promesse non tenue. C’est par la poste qu’il leur fut envoyé.

Hernando Calvo Ospina



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MessageSujet: Cuba, tentatives d'assassinat de Fidel Castro   Lun 14 Juil - 3:07

Arte a écrit:
Cuba, tentatives d'assassinat de Fidel Castro

Opération Mangouste (The Cuban Project)

Quelques mois après leur arrivée à la Maison-Blanche, John Kennedy, et son frère Bob, ministre de la Justice, donnent à la CIA les pleins pouvoirs pour éliminer Fidel Castro. C'est Sam Halpern qui est chargé de mettre au point l'Opération Mangouste. Entre le débarquement raté de la Baie des Cochons, en 61, et la mort de John Kennedy, deux ans plus tard, Castro échappera à huit tentatives d'assassinat, toutes organisées par la CIA.
Les projets les plus farfelus étaient élaborés pour affaiblir sa position : faire exploser son cigare, mettre du poil à gratter dans sa barbe, etc.

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MessageSujet: 1963 : Dallas, Assassinat de John F. Kennedy   Lun 14 Juil - 3:32

1963 : Dallas, Assassinat de John F. Kennedy

ARTE a écrit:
John Kennedy ne sait plus comment faire pour neutraliser Allen Dulles et la CIA. L’agence est en train de devenir un état dans l’état. Toutes les tentatives pour renverser Castro ont échoué, mais Allen Dulles, devenu incontrôlable, mène une campagne de propagande qui attribue à Kennedy tous les échecs de la CIA, depuis le ratage de la Baie des Cochons.



John Kennedy décide de réduire les pouvoirs de la CIA et de se séparer de son puissant patron, Allen Dulles, qui est forcé à donner sa démission. Kennedy, en présence de Dulles, nomme comme directeur John Mc Cone, un petit homme effacé, discret. Allen Dulles est furieux contre ce qu’il appelle son « limogeage ». Il était depuis dix ans l'incarnation même de la CIA.

Au lendemain de l'assassinat de John Kennedy en 1963, son frère, Bob, se précipite chez John Mc Cone, le nouveau directeur de la CIA, et ne lui pose qu'une question : « Est-ce que la CIA a assassiné mon frère ?»

La commission Warren est chargée par le nouveau Président Lyndon Johnson de faire toute la lumière sur l'assassinat de Kennedy. Mais curieusement, l'enquête est confiée à Allen Dulles, alors que Kennedy et lui se haïssaient et qu'il lui devait d'avoir perdu son poste. Quelques mois plus tard, le juge Warren rend ses conclusions, en présence de Lyndon Johnson : Il n'y a eu aucun complot et Lee Harvey Oswald a agit seul.

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