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 Hollande, le nouveau président des riches

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Keyser Söze

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Messages : 18
Date d'inscription : 17/08/2014

MessageSujet: Hollande, le nouveau président des riches   Mar 26 Aoû - 22:24

Hollande, le nouveau président des riches

http://www.humanite.fr/le-nouveau-president-des-riches-550006

François Hollande n’a peut-être plus de majorité, mais il n’a pas
tout perdu : ses amis patrons sont de plus en plus nombreux.

Tout avait mal commencé. Dans les gazettes, les éditocrates se masquaient pas leur dédain pour ce « président normal » : mais comment prétendre devenir un homme d’État sans avoir un Antoine Riboud – comme Mitterrand –, un François Pinault – comme Chirac –, ou toute la ribambelle bling-bling du Fouquet’s – comme Sarkozy ? Avec son fameux discours du Bourget, le 22 janvier 2012, fustigeant « la finance, cet adversaire qui n’a pas été élu et pourtant qui gouverne », le candidat socialiste avait réussi à se mettre à dos la puissante Fédération bancaire française (FBF). « C’est nous qui maîtrisons la dette de la France, avaient expliqué ses émissaires, furax. Si vous nous attaquez, elle explosera et la France plongera dans un puits sans fond. »

Des petites sauteries avec le gratin du patronat et le leader socialiste

En coulisses, quelques patrons « camarades » sont envoyés pour déminer le terrain. Son trésorier de campagne, Jean-Jacques Augier, qui a connu Hollande à l’ENA avant de faire fortune en dirigeant les taxis G7, se démène comme un beau diable, et il est efficace : quelques mois plus tôt, il était parvenu à convaincre Henri de Castries (qui préside le groupe Bilderberg), le patron d’Axa, et le banquier d’affaires Philippe Villin – tous deux pourtant très marqués à droite – de verser un écot de 7 500 euros pour sa campagne pendant les primaires socialistes. Passé par le cabinet de Jacques Delors en 1981, puis par celui de Dominique Strauss-Kahn en 1988, Paul Hermelin, le patron de Capgemini, la multinationale de services informatiques cotée en Bourse, mouille sa chemise pour rassurer son camp rassemblé dans l’Association française des entreprises privées (Afep), le discret lobby du CAC 40. Chez Jean-Pierre Jouyet, à la fois ex-ministre « d’ouverture » de Sarkozy et ami de trente ans de François Hollande, et son épouse Brigitte Taittinger, elle-même cousine de Christophe de Margerie, le big boss de Total, de petites sauteries rassemblent le gratin du patronat autour du leader socialiste. Le lobbyiste Paul Boury, qui travaille pour les grands patrons, sert également d’entremetteur. Arrivé à l’Élysée, François Hollande ne part certes pas faire une « retraite » sur un yacht en Méditerranée appartenant à une grande fortune, mais il fait l’essentiel en s’entourant de personnalités comme Emmanuel Macron. « Homme sympathique et ouvert », selon Claude Bébéar, longtemps présenté comme le « parrain du capitalisme français », le secrétaire général adjoint arrive de la banque d’affaires Rothschild et compagnie. En juin dernier, pour le remplacer, François Hollande choisit une autre banquière, Laurence Boone, qui arrive de la City à Londres où elle dirigeait un département d’America Merrill Lynch. Mais au cœur du dispositif présidentiel, c’est Louis Gallois qui se taille la part du lion. C’est à l’ex-patron de la SNCF, puis d’EADS, qui bénéficie d’une image de « patron de gauche », que François Hollande, bien soutenu à l’époque par Arnaud Montebourg, va confier le premier chantier destiné à contenter les entreprises et leurs représentants. Dans un rapport rendu dès les premiers mois du quinquennat, en novembre 2012, il préconise un vaste « choc de compétitivité » qui se traduira par l’instauration du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), soit un premier cadeau de 10 milliards d’euros par an au Medef.

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